Medical and Cognitive Outcome in Children with
Traumatic Brain Injury
Craig G.N. Campbell, Sally M. Kuehn, Pauline M.P. Richards,
E. Ventureyra, James S. Hutchison
Abstract: Background: Head injury is an important cause of
morbidity and mortality in pediatrics. Comprehensive studies
on outcome are scarce despite significant clinical concern
that multiple areas of functioning may be impaired following
moderate to severe head injury. The literature suggests that
sequelae include not only medical problems but also impairments
in cognitive functioning. Methods: A retrospective medical
and psychology chart review of patients, age 1-18 years, admitted
to the Children’s Hospital of Eastern Ontario with moderate
(Glasgow Coma Scale [GCS] 9-12) or severe head injury (GCS ≤ 8)
from November 1, 1993 until December 31, 1998 was conducted.
Correlations were performed between medical variables (i.e.,
GCS, Pediatric Risk of Mortality [PRISM] III score, duration
of ICU and hospital stay) and measures of intelligence and
memory functioning. Results: Eighty-three children age 1 to
18 were included. Seventy percent of the children were classified
as having a severe head injury. There was a mortality rate
of thirteen percent. Younger age at injury, lower GCS, and
higher PRISM III scores predicted higher mortality. Medical
complications were documented systematically. Forty-four patients
underwent at least one cognitive assessment and 17 of these
children had intelligence testing at three points in time:
baseline (< four months), early recovery (five to 15 months)
and follow-up (16 to 38 months). The mean intelligence and
memory scores fell within the average range at the latest point
in follow-up. For those children who underwent three serial
assessments, the mean verbal and performance IQ fell within
the low average range at baseline improving significantly to
fall within the average range by early recovery. Continued
improvements were apparent in verbal memory beyond early recovery,
with the mean obtained at follow-up falling within 1 SD of
the normative mean. Despite the return to normal ranges for
the group means the proportion of scores falling below 1.5
standard deviations from the mean was greater than population
norms for verbal IQ, performance IQ and verbal memory. Lower
GCS scores and longer duration of stay in ICU or hospital were
predictive of lower nonverbal intelligence. Lower GCS was also
predictive of lower visual memory scores. Conclusions: This
study describes a population of Canadian children who suffered
moderate or severe traumatic brain injury. Initial GCS was
the best predictor of mortality and cognitive outcome. These
children demonstrated a temporal improvement in intelligence
and memory functioning, with their mean performance on these
cognitive measures falling within the average range at 16 to
38 months postinjury, although there was considerable variability
in the outcomes between individuals.
Résumé: Évolution médicale et cognitive
chez les enfants ayant subi une lésion cérébrale
traumatique modérée ou sévère. Introduction: Les
traumatismes crâniens sont une cause
importante de morbidité et de mortalité en pédiatrie.
Bien que l’évolution clinique de ces cas suscite
l’inquiétude quant aux répercussions sur
de multiples domaines du fonctionnement, il existe peu d’études
exhaustives sur le sujet. La littérature suggère
que les séquelles sont non seulement d’ordre médical
mais aussi d’ordre cognitif. Méthodes: Nous
avons révisé de façon rétrospective les
données médicales et psychologiques contenues
dans les dossiers de patients âgés de 1 à 18
ans, admis au Children’s Hospital of Eastern Ontario
avec un traumatisme crânien modéré (Glasgow
Coma Scale [GCS] 9 à 12) ou sévère (GCS £ 8)
du 1e novembre 1993 au 31 décembre 1998. Des études
de corrélation entre les variables médicales
(GCS, Pediatric Risk of Mortality [PRISM] III, durée
d’hospitalisation et de séjour à l’unité de
soins intensifs) et des mesures de fonctionnement intellectuel
et mnésique ont été effectuées.
Résultats: L’étude a porté sur 83
enfants, âgés de 1 à 18 ans, dont 70% avaient
subi un traumatisme crânien considéré comme
sévère. Le taux de mortalité était
de 13%. Le jeune âge au moment du traumatisme, un GCS
plus bas et un score PRISM III plus élevé étaient
associés à une plus grande mortalité.
Les complications médicales étaient rapportées
systématiquement. Quarante-quatre patients ont subi
au moins une évaluation cognitive et 17 de ces enfants
ont eu un test d’intelligence à trois reprises
pendant le suivi, soit moins de quatre mois, entre 5 et 15
mois et plus tardivement, soit entre 16 et 38 mois après
le traumatisme. Les scores moyens aux tests d’intelligence
et de mémoire étaient dans la moyenne à la
dernière évaluation. Chez les enfants qui ont
subi trois évaluations successives, le QI verbal et
le QI fonctionnel qui étaient dans la moyenne basse
initialement, se sont améliorés de façon
importante par la suite. La mémoire verbale a continué de
s’améliorer tardivement, la moyenne obtenue au
suivi tardif étant à un écart type de
la moyenne normative. Bien que la moyenne soit revenue dans
l’écart normal, la proportion des scores plus
bas qu’à 1.5 écarts type de la moyenne était
supérieure à celle de la population générale
pour le QI verbal, le QI fonctionnel et la mémoire verbale.
Un GCS plus bas, un séjour plus long à l’unité de
soins intensifs ou à l’hôpital étaient
prédictifs d’une intelligence non verbale plus
basse. Un GCS plus bas était également prédictif
de scores plus bas à l’évaluation de la
mémoire visuelle. Conclusions: Cette étude décrit
un échantillon d’enfants canadiens victimes d’un
traumatisme crânien modéré ou sévère.
Le GCS initial était l’élément qui
prédisait le mieux la mortalité et l’évolution
cognitive. On a observé chez ces enfants une amélioration
dans le fonctionnement intellectuel et mnésique avec
le temps. Leur performance dans ces domaines était dans
l’écart moyen à l’évaluation
faite entre 16 et 38 mois après le traumatisme. Il y
avait cependant beaucoup de variabilité entre les individus
dans la récupération.
Can. J. Neurol. Sci. 2004; 31: 213-219 |