Prophylactic Anticonvulsants in Patients with
Brain Tumour
Peter A. Forsyth, Susan Weaver, Dorcas Fulton, Penelope M.A.
Brasher, Garnette Sutherland, Doug Stewart, Neil A. Hagen, Penny
Barnes, J. Greg Cairncross, Lisa M. DeAngelis
Abstract: Objective:
We conducted a clinical trial to determine if prophylactic anticonvulsants
in brain tumour patients (without prior seizures) reduced seizure
frequency. We stopped accrual at 100 patients on the basis of
the interim analysis. Methods: One
hundred newly diagnosed brain tumour patients received anticonvulsants
(AC Group) or not (No AC Group) in this prospective randomized
unblinded study. Sixty patients had metastatic, and 40 had primary
brain tumours. Forty-six (46%) patients were randomized to the
AC Group and 54 (54%) to the No AC Group. Median follow-up was
5.44 months (range 0.13 -30.1 months). Results:
Seizures occurred in 26 (26%) patients, eleven
in the AC Group and 15 in the No AC Group. Seizure-free survivals
were not different; at three months 87% of the AC Group and
90% of the No AC Group were seizure-free (log rank test, p=0.98).
Seventy patients died (unrelated to seizures) and survival rates
were equivalent in both groups (median survival = 6.8 months
versus 5.6 months, respectively; log rank test, p=0.50). We
then terminated accrual at 100 patients because seizure and
survival rates were much lower than expected; we would need
≥ 900 patients to have a suitably powered study. Conclusions:
These data should be used by individuals contemplating a clinical
trial to determine if prophylactic anticonvulsants are effective
in subsets of brain tumour patients (e.g. only anaplastic astrocytomas).
When taken together with the results of a similar randomized
trial, prophylactic anticonvulsants are unlikely to be effective
or useful in brain tumour patients who have not had a seizure.
Résumé: Une question importante en neuro-oncologie
à la quelle il est difficile de répondre: l’utilité
des anticonvulsivants prophylactique chez les patients porteurs
d’une tumeur cérébrale. Objectif:
Nous avons procédé à un essai thérapeutique
pour déterminer si les anticonvulsivants administrés
de façon préventive chez les patients porteurs
d’une tumeur cérébrale, sans épisode
convulsif antérieur, réduisent la fréquence
des crises épileptiques. Nous avons limité le
recrutement à 100 patients suite à une analyse
intérimaire. Méthodes:
Cent patients, atteints de tumeurs cérébrales
dont le diagnostic était récent, ont reçu
des anticonvulsivants (groupe AC) ou n’en ont pas reçu
(groupe sans AC) dans le cadre d’une étude prospective,
ouverte, randomisée. Soixante patients avaient une maladie
métastatique et quarante avaient une tumeur cérébrale
primitive. Quarante-six (46%) des patients ont été
randomisés au groupe AC et 54 (54%) au groupe sans AC.
Le suivi médian a été de 5,44 mois (écart
de 0,13 à 30,1 mois). Résultats:
Vingt-six patients ont présenté des crises (26%),
onze dans le groupe AC et 15 dans le groupe sans AC. La survie
sans crise n’était pas différente: à
trois mois, 87% des patients du groupe AC et 90% de ceux du
groupe sans AC n’avaient pas présenté de
crise (test du log-rang, p=0,98). Soixante-dix patients sont
décédés (décès non reliés
à une crise convulsive) et les taux de survie étaient
équivalents dans les deux groupes (survie médiane
de 6,8 mois versus 5,6 mois respectivement; test du log-rang
p=0,50). Nous avons limité le recrutement à 100
patients parce que le taux de crise et de survie étaient
beaucoup plus bas que prévu: nous aurions eu besoin de
plus de 900 patients pour que l’étude ait une puissance
statistique suffisante. Conclusions:
Ces données devraient être utilisées par
ceux qui se proposent de faire un essai thérapeutique
pour déterminer si les anticonvulsivants prophylactiques
sont efficaces dans des sous-groupes de patients atteints de
tumeurs cérébrales (e.g. seulement des astrocytomes
anaplasiques). Quand ces résultats sont considérés
conjointement avec ceux d’un essai thérapeutique
similaire, il est peu probable que les anticonvulsivants prophylactiques
soient efficaces ou utiles chez les patients porteurs de tumeurs
cérébrales qui n’ont pas eu de crise.
Can. J. Neurol. Sci. 2003; 30: 106-112 |