Improving
Patient Compliance to Prophylactic Migraine Therapy
Michel
Aubé
Abstract:
As in many other chronic conditions, adherence to prophylactic
treatment in migraine is probably poor. In chronic diseases,
compliance at one year does not exceed 50%. That could explain
the low therapeutic gain seen with migraine preventive medications.
It also renders difficult the evaluation of clinical trials
on migraine prophylaxis since in most of these trials compliance
is not properly assessed. From the patients’ perspective,
there are several factors that could explain poor adherence
to recommended treatments. Essentially, these factors are the
expression of the patients’ subjective perception of their
disease and potential remedies in a context of a positive patient-physician
relationship. When migraine prophylactic treatment is considered,
patients should be informed of the natural history of their
disease and a diagnosis of an accelerated form of migraine should
be confirmed. Prophylactic treatment at best would reduce by
50% the frequency of migraine attacks. In most studies, however,
the therapeutic gain is in the order of 30-40%. Treatment should
be instituted for a minimum time of two to three months and
if effective maintained for 6-12 months. The outcome of prophylaxis
can rarely be determined in a prospective way. The choice of
prophylactic regimens remains empirical, often based on the
physician’s experience and perception of the mechanism
of migraine. A better adherence to prophylactic treatment of
migraine could possibly improve outcomes but current methods
of improving adherence for chronic health problems are mostly
complex and not very effective.
Résumé: Améliorer la fidélité
au traitement prophylactique de la migraine. Comme
il en est pour plusieurs maladies chroniques, la fidélité
au traitement prophylactique de la migraine demeure probablement
faible. On estime que, dans les conditions chroniques, la fidélité
au traitement à un an ne dépasse pas 50%. Ceci
expliquerait peut-être le faible gain thérapeutique
observé avec les agents prophylactiques courants dans
la migraine. Un faible taux de fidélité au traitement
rendrait aussi difficile l’interprétation des résultats
des essais cliniques des agents prophylactiques puisque dans
la majorité de ces essais la fidélité au
traitement n’est pas mesurée d’une façon
adéquate. Du point de vue du patient, plusieurs facteurs
peuvent expliquer un faible taux de fidélité.
Ils reflètent essentiellement la perception que développe
le patient de sa maladie et de son traitement dans un contexte
de relation positive avec son médecin. Avant de considérer
un traitement prophylactique, le patient doit être informé
de l’histoire naturelle de sa condition et un diagnostique
d’une forme accélérée de migraine
doit être confirmé. Au mieux, le traitement prophylactique
réduira de 50% la fréquence des attaques migraineuses.
Dans la plupart des études cependant, le gain thérapeutique
se limite à 30 à 40%. Pour juger de l’efficacité,
le traitement doit être maintenu pour un minimum de 2
à 3 mois et, si efficace, continu pour 6 à 12
mois. Il n’existe que peu d’indices permettant de
statuer d’une façon prospective sur l’efficacité
d’un traitement. Le choix de l’agent prophylactique
demeure empirique, basé sur l’expérience
du clinicien et sur sa perception de la pathogenèse de
la migraine. Une meilleure fidélité au traitement
prophylactique pourrait à la rigueur en améliorer
l’efficacité, mais les méthodes courantes
visant à améliorer la fidélité des
patients demeurent complexes et peu efficaces.
Can. J. Neurol. Sci. 2002; 29: Suppl. 2 – S40-S43 |