| Rett
Syndrome: Review of Biological Abnormalities
Henry
G. Dunn and Patrick M. MacLeod
Abstract:
The Rett syndrome (RS) is a peculiar, sporadic, atrophic
disorder, almost entirely confined to females. After the first
six months of life there is developmental slowing with reduced
communication and head growth for about one year. This is followed
by a rapid destructive stage with severe dementia and loss of
hand skills (with frequent hand wringing), apraxia and ataxia,
autistic features and irregular breathing with hyperventilation.
Seizures often supervene. Subsequently there is some stabilization
in a pseudo-stationary stage during the preschool to school
years, associated with more emotional contact but also abnormalities
of the autonomic and skeletal systems. After the age of 15-20
years, a late motor deterioration occurs with dystonia and frequent
spasticity but seizures become milder. RS has generally been
considered an X-linked disorder in which affected females represent
a new mutation, with male lethality. Linkage studies suggested
a critical region at Xq28. In 1999, mutations in the gene MECP2
encoding X-linked methyl cytosine-binding protein 2 (MeCP2)
were found in a proportion of Rett girls. This protein can bind
methylated DNA. Analyses are leading to much further investigation
of mutants and their effects on genes. Neuropathological and
electrophysiological studies of RS are described. Description
of neurometabolic factors includes reduced levels of dopamine,
serotonin, noradrenaline and choline acetyltransferase (ChAT)
in brain, also estimation of nerve growth factors, endorphin,
substance P, glutamate and other amino acids and their receptor
levels. The results of neuroimaging are surveyed, including
volumetric magnetic resonance imaging (MRI) and positron emission
tomography (PET).
Résumé:
Le syndrome de Rett: revue des anomalies biologiques. Le
syndrome de Rett (SR) est une maladie atrophique sporadique
singulière qui touche presque exclusivement les filles.
Après les premiers six mois de la vie, l'enfant présente
un ralentissement du développement accompagné
d'une diminution de la communication et de la croissance de
la tête pendant à peu près un an, suivi
d'une phase de destruction rapide avec démence sévère
et perte de la dextérité manuelle (avec de fréquents
épisodes de torsion des mains), de l'apraxie et de l'ataxie,
des manifestations autistiques et une respiration irrégulière
avec hyperventilation. Des crises convulsives s'ajoutent souvent
au tableau. Par la suite, il y a une certaine stabilisation
ou phase pseudo-stationnaire pendant la période préscolaire
et scolaire, associée à plus de contacts émotifs
mais aussi à des anomalies des systèmes autonome
et squelettique. Après l'âge de 15 ou 20 ans, on
observe une détérioration motrice accompagnée
de dystonie et fréquemment de spasticité, et les
crises convulsives s'atténuent. En général,
on a considéré que le SR est une maladie liée
à l'X où les filles atteintes sont porteuses d'une
nouvelle mutation, une telle mutation étant léthale
chez les garçons. Des études de liaison ont indiqué
une région critique au niveau de Xq28. En 1999, des mutations
dans le gène MECP2, le gène de la protéine
de liaison de la méthyl cytosine2 lié au X (MECP2),
ont été identifiées chez des filles porteuses
du SR. Cette protéine peut lier l'ADN méthylé.
Ces analyses ont mené à des investigations plus
poussées des mutants et de leurs effets sur les gènes
voisins. Des études neuropathologiques et électrophysiologiques
du SR sont décrites. Parmi les facteurs neurométaboliques,
on fait état de niveaux abaissés de dopamine,
de sérotonine, d'adrénaline et de choline acétyltransférase
(ChAT) dans le cerveau, et on rapporte également une
évaluation des facteurs de croissance nerveux, des endorphines,
de la substance P, du glutamate et d'autres acides aminés
et des niveaux de leurs récepteurs. Les résultats
de la neuroimagerie sont présentés, incluant la
RMN volumétrique et le PET scan.
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Can.
J. Neurol. Sci. 2001; 28: 16-29
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